Mairie de Plouider

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Les origines de la commune

PLOUIDER (« Ploe Ider » ou « Guic Ider », puis « Ploe Dider » ou « Guicdider ») est une grande paroisse primitive de l’évêché de Léon, fondée au VIème siècle ( ?). Aux XIIè-XIIIè siècles, l’appellation de « Plebs Désiderii » explique que le saint éponyme de la paroisse fut dès cette époque assimilé à saint Didier, patron de l’église où il est statufié en évêque; mais l’anthroponyme Ider est aussi attesté, notamment dans un acte de 1230; il existe, par exemple, des villages de Kerider à Plounéventer et Cléder.

Plouider s’étendait à l’origine sur un très grand territoire, englobant les paroisses voisines de Goulven, Languengar et même Plounévez-Lochrist, Tréflez et Lanhouarneau, et débordant sur le territoire actuel d’autres paroisses comme Kernouës, Lesneven ou Saint-Méen (rectification de limites de communes en 1948 et 1954). De nombreux calvaires et croix témoignent de ce passé paroissial.

Le peuplement de ce territoire remonte à la Préhistoire comme en témoignent quelques dolmens comme celui de Kerbervas. Il ne subsiste pas de traces particulières de l’occupation romaine mais la proximité de la cité de Vorganium (Kerilien en Plounéventer) ou la légende du roi Izur (du château de Morizur) permettent d’envisager la présence des Romains dans la région.

 Le début du Moyen Age est marqué par les invasions des Vikings qui cherchent à pénétrer dans le territoire, notamment en remontant les vallées de La Flèche et du Quillimadec : la tradition situe au village de Runeven sur la Flèche la bataille opposant au Xème siècle (936) le Comte Even (ou Neven) aux envahisseurs normands. C’est aussi l’époque de la construction des mottes castrales dominant le cours des deux rivières pour surveiller la côte et protéger l’arrière-pays (Morizur, Roudoushir, Trever, Pont ar Chalvez). Le « Pont Gaulois » sur la Flèche doit aussi trouver son origine à cette époque.

A la fin du Moyen Age, les dangers d’invasion étant écartés et le calme rétabli à l’intérieur des terres autour du château de Lesneven, les familles nobles commencent à descendre de leurs mottes pour construire à leur pied des manoirs-résidences plus confortables et organiser l’exploitation du domaine seigneurial. La plupart des villages de Plouider possèdent encore des traces ou le souvenir de ces manoirs : Beuzit, Kerouriou, Mesperennez, Morizur, Coat Menach, Lestevenoc, Dourmap,…

A l’Epoque Moderne, Plouider est une grande paroisse agricole vivant de la culture des céréales mais aussi de celle du lin, à côté de l’élevage (les chevaux et les bovins).

Lors de la Révolution de 1789, la nouvelle commune de Plouider a la particularité d’élire son recteur, l’abbé Picart, comme premier maire en 1790. Celui-ci, prêtre réfractaire, ayant refusé de prêter serment de fidélité à la Constitution, doit ensuite laisser sa place à des notables issus des riches familles paysannes, à commencer par Jean Bergot. Plusieurs de ces familles achètent les fermes des domaines seigneuriaux des nobles émigrés qui ont été confisqués par les autorités révolutionnaires et qui sont ensuite vendus comme biens nationaux.

 Au XIXème siècle, Plouider se distingue encore sur le plan de l’enseignement, en créant deux écoles communales : une pour les garçons avec des instituteurs laïcs et une pour les filles confiée à des religieuses de la Congrégation des Filles de la Sagesse (une maison de charité : école des filles et pharmacie). Une école privée avait été ouverte « au Pont de Chatel » par Ambroise GAC en 1859 avant d’être nommé instituteur communal en 1867. Pendant deux ans, il continua d’exercer à Pont-du-Châtel car il n’y avait pas de local convenable au bourg. Il fallut attendre la rentrée de 1869 pour l’installation de l’école communale au chef-lieu et la fermeture de celle de Pont-du-Châtel. A plusieurs reprises (en 1873, 1882, 1929 et 1946), l’administration, appuyée sur des demandes de parents, a demandé à la commune de créer une école de hameau à Pont-du-Châtel mais à chaque fois le conseil municipal a rejeté cette demande.

Après les lois Jules Ferry de 1881-1882, créant l’école publique, gratuite, laïque et obligatoire, l’administration finit par décider de laïciser l’école communale des filles de Plouider en 1897 et d’y interdire les religieuses qui sont expulsées. Mais celles-ci, avec l’appui du clergé local et de la plupart des parents d’élèves, ouvrent rapidement une école privée qui regroupe la grande majorité des filles et face à laquelle l’école publique des filles ne survit pas longtemps. La question de la fermeture de l’école des filles apparaît en 1919 et après un essai de classe mixte (géminée ?) pour les petits contre l’avis du conseil municipal, l’inspecteur primaire accepte la fermeture « sous la réserve que la classe inoccupée de l’école des filles revienne à sa destination normale en cas de besoin ». C’est finalement en 1967 que la désaffectation du bâtiment de « l’ancienne école des filles » pour y installer la totalité de la mairie qui avait ses locaux principaux dans l’école des garçons (Espace Rencontres d’aujourd’hui). Enfin, l’école publique mixte de Plouider est fermée à son tour à la rentrée de 1972 sur décision du Recteur de l’Académie de Rennes.

La commune a payé son tribut aux nombreuses guerres du XIXème et du XXème siècle :

  • Guerres napoléoniennes (1805-1814) : 41 victimes sur les champs de bataille de toute l’Europe (Victimes dont les corps ont été identifiés et le décès signalé.
  • Autres guerres du XIXème siècle : 56 victimes ; soit Espagne en 1823 (3), Algérie entre 1830 et 1872 (12), Italie en 1849 (1), guerre de Crimée entre 1853 et 1856 (13), expédition du Mexique entre 1861 et 1867 (4), guerre franco-allemande de 1870 (5), conquête de l’Indochine entre 1864 et 1884 (5), conflits divers en Afrique et Outre-mer (13).
  • Grande Guerre 1914-1918 : 108 victimes.
  • Guerre 1939-1945 : 18 victimes militaires et 9 victimes civiles.
  • Guerre d’Indochine : 1 victime.
  • Guerre d’Algérie : 2 victimes.

A la fin du XIXème siècle, Plouider a connu l’arrivée du chemin de fer. La ligne Landerneau-Plounéour-Trez est ouverte le 11 juin 1894 et la ligne Lesneven-Plouider-Plouescat est créée en juin-juillet 1904. La gare de Plouider constituait donc une gare de triage avec un poste d’aiguillage au carrefour des deux lignes. Il passait plusieurs trains par jour et il pouvait y en avoir trois ou quatre ensembles à la gare, des trains de marchandises et des trains de voyageurs. La ligne est fermée une première fois en 1939 sur décision du Conseil général du Finistère pour des raisons économiques mais elle est remise en service en 1941 par l’armée allemande d’occupation. Elle est définitivement fermée après la guerre en octobre-novembre 1946, tant pour le service voyageurs que le service marchandises.

 L’armée allemande a laissé des traces de son occupation de la commune entre 1940 et 1944, notamment avec la batterie du Veuleury qui était composée de 4 canons de 105 mm sous casemates, avec six bunkers et des mitrailleuses. Elle était chargée de la défense de l’anse de Goulven-Keremma et de Kerlouan-Brignogan, sites possibles de débarquement des Alliés, dans le cadre du Mur de l’Atlantique installé par les Allemands tout au long des côtes françaises. Cette batterie a bombardé la ville de Lesneven lors de l’arrivée des Américains le 6 août 1944, détruisant en particulier le dôme du clocher de l’église. Les Allemands ont évacué le site dans la nuit du 7 au 8 août, en faisant exploser leur réserve de munitions entreposée dans un des blockhaus.

Le Blason

Blason communal

C’est en 1979, que l’idée d’un blason émerge du conseil municipal. Une commission extra- municipale se met en place pour étudier ce projet. Celle-ci est composée  de Roger Calvez maire, de l’amiral Hervé Jaouen, Gérard Quéré, Bernard L’Her et Yvon Kerléguer. Le blason lui-même a été réalisé par Yann Nicolas, en relation avec la commission départementale d’héraldique.

Signification des armoiries :

  • La croix et le glaive, est une représentation de la croix de Runéven, qui commémore la bataille du même nom, remportée par le Comte EVEN sur les Normands en 936.
  • Les hermines symbolisent la Bretagne.
  • Les vaches sont un rappel de l’importance de l’élevage dans la commune.
  • Les couleurs « or et azur » sont les couleurs du club de foot.
  • Le clocher en haut est aussi le point culminant des environs, qui vaut à Plouider d’être aussi appelé « La Butte »
  • Dessous, les deux lignes bleues de la couronne, représentent les deux rivières entourant la commune : La Flèche au nord et le Quillimadec au sud.
  • Les deux lions noirs font partie des armoiries du Comte Even le grand, Comte du Léon
  • L’inscription « Plouider  atao huelloch », « Plouider toujours plus haut » est devenue la devise de Plouider.

Article proposé par "Mémoire de Plouider "du "Club Multimédia de la Butte"

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